Cimetière de navires de Landevennec

Cimetière de navires de Landevennec - Bretagne - Finistère

C’était un doux matin d’octobre 2016. Le soleil se lève doucement dans le brouillard épais de Morgat. La veille, nous nous préparons pour nous rendre au Cimetière de navires de Landevennec, un lieu qui, depuis des siècles, sert de stockage des navires de la Marine Française lors de leur retraite.

C’est un endroit magique où la nature reprend ses droits sur la création humaine, elle préserve nos navires militaires à l’abri des regards en les sublimant par sa lumière dorée aux couchers du Soleil.

Une vue différente, chaque jour

Mais en ce jour d’octobre, il en était autrement. Ce brouillard masquait absolument tout et, du haut de Kerberon, il était impossible de voir les immenses bâtiments de la Marine. C’est alors que nous nous décidons de nous aventurer plus en profondeur dans l’épaisse forêt qui entoure le cimetière. Une longue pente abrupte et boueuse nous faisait face.

Nous nous accrochions à ce que l’on pouvait : des arbres, une rampe improvisée par d’anciens visiteurs, des pierres… Le chemin était rude et sportif avec nos 10 kilos de matériel, des feuilles mortes nous piégeaient pour que nous glissions. Il fallait clairement faire attention, car je n’imagine pas la complexité de sauvetage si un accident survenait : un brouillard cachant toute vue pour un hélicoptère, et un chemin plus que difficile d’accès pour nous localiser. Pas le droit à l’erreur.

Nous continuons à marcher, et c’est là que l’on aperçoit la lumière du ciel. Notre pas s’accélère, notre sourire grandit, quand soudain, un paysage majestueux se dresse devant nous, enveloppé par le brouillard, les navires se reflétant parfaitement dans l’eau comme s’ils étaient posés sur un miroir.

Cimetière de navires de Landevennec - Bretagne - Finistère

Un miroir naturel

Je suis ébahit, surpris, j’admire le paysage… En continuant de marcher sur la berge parsemée de cailloux. Et là, c’est le drame. Un petit tas de cailloux me font chavirer tel un vieux navire. Je tombe à la renverse en me prenant le pied dans ces pierres et manque de me prendre mon trépied en pleine face (ma foi, j’ai de bons réflexes finalement !). Je me relève, rien de cassé… ou presque. La chute m’avait fait mal à la cheville, une douleur que je pensais tout bonnement de passage.

Je m’assieds sur un rocher et je profite de la vue, de l’immensité de ces navires militaires qui se dressent à quelques dizaines de mètres devant moi. Je profite, je me repose, je photographie et c’est reparti pour remonter, avec moins de difficulté, la pente ardue qui nous avait mené là.

Une fois en haut, ma douleur ne cesse pas, je me disais qu’elle allait durer la journée, mais le lendemain, ma cheville me faisait toujours mal. Et oui, une jolie petite entorse (qui m’aura d’ailleurs fait rater une épreuve d’EPS du BAC !).

Moralité de l’histoire : faites attention où vous mettez les pieds, même quand le paysage qui vous fait face est magnifique comme le Cimetière de navires de Landevennec.

À bientôt,

Tanguy

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